Disparités spatiales d’incidence de l’insuffisance rénale chronique terminale (IRCT) en Nord–Pas de Calais en lien avec la défaveur sociale. Occelli, F., Deram, A., Génin, M., Glowacki, F. X., & Cuny, D. Néphrologie & Thérapeutique, 10(5):266–267, September, 2014.
Disparités spatiales d’incidence de l’insuffisance rénale chronique terminale (IRCT) en Nord–Pas de Calais en lien avec la défaveur sociale [link]Paper  doi  abstract   bibtex   
Introduction De fortes disparités d’incidence de l’IRCT ont récemment été observées entre les départements de France métropolitaine. La région Nord–Pas de Calais (NPdC) présente les taux d’incidence les plus élevés. Compte tenu de son hétérogénéité elle semble être une aire géographique d’intérêt pour une analyse spatiale à fine échelle. Matériels et méthodes L’ensemble des cas incidents d’IRCT recensés dans le registre REIN du NPdC entre 2005 et 2012 ont été récoltés, puis géoréférencés au canton de résidence au moment du premier traitement de suppléance. Des analyses spatiales par cartographie de ratios d’incidence standardisés (SIR lissés, ajustés sur l’âge et le sexe) et par détection de clusters atypiques d’évènements (SaTScan®) ont été menées pour mettre en évidence des disparités d’incidence entre les 170 cantons de la région. Une analyse de corrélations écologiques a ensuite été mise en œuvre pour évaluer les liens avec le niveau de défaveur sociale (modélisé par l’indice de Townsend) et d’autres facteurs pouvant générer de telles disparités spatiales. Résultats Pour un total de 5362 cas incidents recensés entre 2005 et 2012, le taux d’incidence annuel régional est de 166 par million d’habitants (pmh). La région présente de fortes disparités entre les 170 cantons, avec une incidence variant de 35 à 396 pmh. La cartographie des SIR lissés met en exergue une hétérogénéité spatiale, avec des zones de sur-incidence significative et de sous-incidence significative. Trois clusters atypiques de sur-incidence ont été détectés. Une corrélation significative des SIR lissés avec le niveau de défaveur sociale est obtenue (en comparaison aux cantons les plus favorisés, le risque relatif est de 1,44 pour les cantons les plus défavorisés, avec un intervalle de confiance à 95 % de 1,32–1,74), ce qui n’est pas le cas avec les autres facteurs étudiés (pratiques médicales, répartition de néphropathies diabétiques ou vasculaires). Discussion et conclusion D’importantes disparités spatiales d’incidence d’IRCT sont mises en évidence au sein même de la région NPdC entre 2005 et 2012. Ces disparités peuvent en partie être expliquées par une hétérogénéité spatiale du niveau de défaveur sociale entre les cantons. Les points noirs d’inégalités sociales de santé sont observés au niveau des agglomérations de Maubeuge, Dunkerque et Lille-Roubaix-Tourcoing.
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	title = {Disparités spatiales d’incidence de l’insuffisance rénale chronique terminale ({IRCT}) en {Nord}–{Pas} de {Calais} en lien avec la défaveur sociale},
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	url = {http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S1769725514004246},
	doi = {10.1016/j.nephro.2014.07.317},
	abstract = {Introduction
De fortes disparités d’incidence de l’IRCT ont récemment été observées entre les départements de France métropolitaine. La région Nord–Pas de Calais (NPdC) présente les taux d’incidence les plus élevés. Compte tenu de son hétérogénéité elle semble être une aire géographique d’intérêt pour une analyse spatiale à fine échelle.
Matériels et méthodes
L’ensemble des cas incidents d’IRCT recensés dans le registre REIN du NPdC entre 2005 et 2012 ont été récoltés, puis géoréférencés au canton de résidence au moment du premier traitement de suppléance. Des analyses spatiales par cartographie de ratios d’incidence standardisés (SIR lissés, ajustés sur l’âge et le sexe) et par détection de clusters atypiques d’évènements (SaTScan®) ont été menées pour mettre en évidence des disparités d’incidence entre les 170 cantons de la région. Une analyse de corrélations écologiques a ensuite été mise en œuvre pour évaluer les liens avec le niveau de défaveur sociale (modélisé par l’indice de Townsend) et d’autres facteurs pouvant générer de telles disparités spatiales.
Résultats
Pour un total de 5362 cas incidents recensés entre 2005 et 2012, le taux d’incidence annuel régional est de 166 par million d’habitants (pmh). La région présente de fortes disparités entre les 170 cantons, avec une incidence variant de 35 à 396 pmh. La cartographie des SIR lissés met en exergue une hétérogénéité spatiale, avec des zones de sur-incidence significative et de sous-incidence significative. Trois clusters atypiques de sur-incidence ont été détectés. Une corrélation significative des SIR lissés avec le niveau de défaveur sociale est obtenue (en comparaison aux cantons les plus favorisés, le risque relatif est de 1,44 pour les cantons les plus défavorisés, avec un intervalle de confiance à 95 \% de 1,32–1,74), ce qui n’est pas le cas avec les autres facteurs étudiés (pratiques médicales, répartition de néphropathies diabétiques ou vasculaires).
Discussion et conclusion
D’importantes disparités spatiales d’incidence d’IRCT sont mises en évidence au sein même de la région NPdC entre 2005 et 2012. Ces disparités peuvent en partie être expliquées par une hétérogénéité spatiale du niveau de défaveur sociale entre les cantons. Les points noirs d’inégalités sociales de santé sont observés au niveau des agglomérations de Maubeuge, Dunkerque et Lille-Roubaix-Tourcoing.},
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	journal = {Néphrologie \& Thérapeutique},
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