Saison Sèche et Indice Xérothermique. Bagnouls, F. and Gaussen, H. 88:193–239.
Saison Sèche et Indice Xérothermique [link]Paper  abstract   bibtex   
[Excerpt: Conclusion] Dans les synthèses climatiques établies pour déterminer l'écologie de certaines plantes et fixer des limites de végétation, la période de sécheresse est, dans certains cas, un élément très important. [\n] Mais il est nécessaire de préciser la durée et l'intensité de la saison sèche. Cette durée et cette intensité sont mesurables, et nous pouvons en exprimer, d'une façon simple, l'importance biologique par l'indice xérothermique. [\n] Un indice de faible valeur montre que la saison sèche a une action secondaire ou même insignifiante sur le climat; à partir (l'une certaine valeur il ne peut être négligé, et quand il est très élevé la saison sèche devient un facteur très important. [\n] Nous avons vu combien l'indice peut varier d'un p(iint à un autre, cependant très voisins : il diffère d'Avignon à Marseille, d'Alger Médea, de Rabat à Marchand, de Sassandra à Abidjan, etc... [\n] Des différences sensibles dans les valeurs de l'indice font ressortir que la saison sèche n'a pas le même aspect sur le littoral méditer-ranéen français que sur le littoral méditerranéen nord-africain, sur les plateaux de certains pays tropicaux que sur les plateaux algé-riens; elle se présente tout autrement dans les régions tropicales africaines que dans les régions tropicales asiatiques. [\n] Un mois sec à Biskra (avec H = 28) est totalement différent d'un mois sec à Alger (H = 68) qui, lui-même, diffère énormément d'un mois sec à Hanoi (H = 88). [\n] Il faut donc renoncer au schéma classique, mais vraiment trop simple, qui consiste à énoncer : « Pays à saison sèche. » Il est nécessaire de définir ce terme. de le préciser et de lui assigner un ordre de grandeur. [\n] Sous tous les climats du monde, il y a toujours, au cours de l'année, un minimum de précipitations, sôuvent très accentué, mais ce n'est pas nécessairement une période de sécheresse. Celle-ci commence quand une forte chaleur rend l'effet physiologique de la pluie insignifiant. [\n] Nous avons, d'autre part, tenu compte de l'humidité atmosphé-rique qui atténue, dans une large mesure, l'aridité de certaines contrées. [\n] Nous avons donc défini la période de sécheresse en fonction de ses effets biologiques. Cette période est une durée, il est donc naturel de l'exprimer par un nombre assimilable à un nombre de jours. [\n] Nous pensons avoir montré l'intérêt de cette méthode qui simplifie, Par la mise en évidence d'un facteur bien défini, la recherche du « climat biologique ».
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  title = {Saison Sèche et Indice Xérothermique},
  author = {Bagnouls, F. and Gaussen, Henri},
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  journaltitle = {Bulletin de la Société d'histoire naturelle de Toulouse},
  volume = {88},
  pages = {193--239},
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Dans les synthèses climatiques établies pour déterminer l'écologie de certaines plantes et fixer des limites de végétation, la période de sécheresse est, dans certains cas, un élément très important. 

[\textbackslash n] Mais il est nécessaire de préciser la durée et l'intensité de la saison sèche. Cette durée et cette intensité sont mesurables, et nous pouvons en exprimer, d'une façon simple, l'importance biologique par l'indice xérothermique. 

[\textbackslash n] Un indice de faible valeur montre que la saison sèche a une action secondaire ou même insignifiante sur le climat; à partir (l'une certaine valeur il ne peut être négligé, et quand il est très élevé la saison sèche devient un facteur très important. 

[\textbackslash n] Nous avons vu combien l'indice peut varier d'un p(iint à un autre, cependant très voisins : il diffère d'Avignon à Marseille, d'Alger Médea, de Rabat à Marchand, de Sassandra à Abidjan, etc... 

[\textbackslash n] Des différences sensibles dans les valeurs de l'indice font ressortir que la saison sèche n'a pas le même aspect sur le littoral méditer-ranéen français que sur le littoral méditerranéen nord-africain, sur les plateaux de certains pays tropicaux que sur les plateaux algé-riens; elle se présente tout autrement dans les régions tropicales africaines que dans les régions tropicales asiatiques. 

[\textbackslash n] Un mois sec à Biskra (avec H = 28) est totalement différent d'un mois sec à Alger (H = 68) qui, lui-même, diffère énormément d'un mois sec à Hanoi (H = 88). 

[\textbackslash n] Il faut donc renoncer au schéma classique, mais vraiment trop simple, qui consiste à énoncer : « Pays à saison sèche. » Il est nécessaire de définir ce terme. de le préciser et de lui assigner un ordre de grandeur. 

[\textbackslash n] Sous tous les climats du monde, il y a toujours, au cours de l'année, un minimum de précipitations, sôuvent très accentué, mais ce n'est pas nécessairement une période de sécheresse. Celle-ci commence quand une forte chaleur rend l'effet physiologique de la pluie insignifiant. 

[\textbackslash n] Nous avons, d'autre part, tenu compte de l'humidité atmosphé-rique qui atténue, dans une large mesure, l'aridité de certaines contrées. 

[\textbackslash n] Nous avons donc défini la période de sécheresse en fonction de ses effets biologiques. Cette période est une durée, il est donc naturel de l'exprimer par un nombre assimilable à un nombre de jours. 

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