L’accomplissement du cercle: Observations analytiques sur l’ordre des motets de Guillaume de Machaut. Boogaart, J., (. Analyse musicale, 2, 2004.
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[Unedited] In the oldest complete MSS of Machaut’s works, the motets already form a well-ordered, coherent corpus. The texts and music form an inseparable unity, and both are analyzed, considering the organization of the cycle, and particularly the opening and closing motets. Exceptional in the cycle, these two works are written entirely in perfect (ternary) meter. The first motet is founded on the well-known ambiguity of the courtly lyric. Love’s ambiguity is discussed, its completion remaining chimerical with the motet leading to the conclusion that love is sweet and bitter at the same time. The music translates this notion, particularly through the ambiguity of the final long, which is imperfect but also completes the perfect proportions of the motet. The final motet, an abundant praise of the lady, is a positive response to the first. The uncertainty concerning the length of the final long, due to the first motet’s two possible forms, symbolizes the hope that the length of the moment before the completion of love might be eternal, thus attaining its ultimate perfection., [unedited non–English abstract received by RILM] Dès le plus ancien manuscrit des oeuvres complètes de Guillaume de Machaut, les motets forment un corpus bien ordonné et cohérent. L’article propose quelques observations analytiques, en premier lieu sur l’organisation de ce cycle, puis sur les pièces qui en forment l’ouverture et la clôture, afin de démontrer la cohérence du corpus. L’analyse porte à la fois sur les textes et sur la musique, qui dans les motets forment une entité inséparable. Exceptionnellement dans le cycle, ces deux motets sont écrits en mesure entièrement parfaite, c’est-à-dire ternaire. Dans le premier motet, fondé sur un double sens bien connu dans la lyrique courtoise, l’ambiguïté de l’amour est discuté : son accomplissement restant chimérique, le motet mène à la conclusion que l’amour est doux et amer en même temps. La musique traduit cette idée tout particulièrement à travers l’ambiguïté de la longue finale, imparfaite mais accomplissant en même temps les proportions parfaites du motet. Le dernier motet, une louange abondante de la dame, forme une réponse positive au premier. L’incertitude concernant la durée de la longue finale, due aux deux formes possibles de ce motet, symbolise l’espoir que la durée du moment avant l’accomplissement de l’amour puisse être éternel, atteignant ainsi sa perfection ultime.
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