Paysages et conflits en Provence. Fin xviiie siècle - début xixe siècle. CHALVET, M. Rives méditerranéennes, January, 2006.
Paysages et conflits en Provence. Fin xviiie siècle - début xixe siècle [link]Paper  abstract   bibtex   
Avec la Révolution, la mise en place d’une politique centralisatrice, les débuts de l’industrialisation et de l’urbanisation, sans oublier les théories libérales, physiocrates et productivistes, l’aménagement des bois provençaux est totalement remis en cause. Dans cette période charnière, entre le xviiie et le xixe siècle, les changements radicaux dans la vision des paysages forestiers et dans l’utilisation des espaces ruraux favorisent l’essor de conflits multiples. L’administration, les élus, les notables locaux, les étrangers à la Provence et les paysans des communes rurales opposent leurs regards sur les paysages. De leur côté, les éleveurs, les sylviculteurs, les agriculteurs mais aussi les ingénieurs des Eaux et Forêts ou les dirigeants de petites industries veulent forger des espaces différents et même antinomiques pour satisfaire leurs besoins productifs. Oubliant pour un temps leurs rivalités, les différentes composantes de la société provençale s’unissent pour refuser le modèle forestier et les aménagements en taillis sous futaies imposés par des Eaux et Forets. Pour des raisons économiques, sociales mais surtout identitaires et culturelles, elles refusent l’intervention de l’État central qui cherche à imposer un paysage forestier uniforme. Cet article vise donc à démêler l’écheveau complexe de ces antagonismes pour comprendre les dernières résistances aux évolutions du monde moderne qui se traduisent clairement dans les paysages.
@article{ chalvet_paysages_2006,
  title = {Paysages et conflits en {Provence}. {Fin} xviiie siècle - début xixe siècle},
  copyright = {© Tous droits réservés},
  issn = {2103-4001},
  url = {http://rives.revues.org/518},
  abstract = {Avec la Révolution, la mise en place d’une politique centralisatrice, les débuts de l’industrialisation et de l’urbanisation, sans oublier les théories libérales, physiocrates et productivistes, l’aménagement des bois provençaux est totalement remis en cause. Dans cette période charnière, entre le xviiie et le xixe siècle, les changements radicaux dans la vision des paysages forestiers et dans l’utilisation des espaces ruraux favorisent l’essor de conflits multiples. L’administration, les élus, les notables locaux, les étrangers à la Provence et les paysans des communes rurales opposent leurs regards sur les paysages. De leur côté, les éleveurs, les sylviculteurs, les agriculteurs mais aussi les ingénieurs des Eaux et Forêts ou les dirigeants de petites industries veulent forger des espaces différents et même antinomiques pour satisfaire leurs besoins productifs. Oubliant pour un temps leurs rivalités, les différentes composantes de la société provençale s’unissent pour refuser le modèle forestier et les aménagements en taillis sous futaies imposés par des Eaux et Forets. Pour des raisons économiques, sociales mais surtout identitaires et culturelles, elles refusent l’intervention de l’État central qui cherche à imposer un paysage forestier uniforme. Cet article vise donc à démêler l’écheveau complexe de ces antagonismes pour comprendre les dernières résistances aux évolutions du monde moderne qui se traduisent clairement dans les paysages.},
  language = {fr},
  number = {23},
  urldate = {2012-04-16TZ},
  journal = {Rives méditerranéennes},
  author = {CHALVET, Martine},
  month = {January},
  year = {2006},
  keywords = {agricole, conflit, paysage, rural},
  pages = {11--26}
}
Downloads: 0