Les praticiens ont-ils confiance en l’interprétation automatisée des électrocardiogrammes ?. Delrot, C. Ph.D. Thesis, Université du droit et de la santé, Lille ; 1969-2017, France, 2017.
abstract   bibtex   
Contexte : Les maladies cardio-vasculaires sont la première cause de mortalité dans le monde selon l’OMS. Les facteurs de risques cardiovasculaires sont le second motif de consultation en médecine générale, en France, en 2014. L'interprétation de l’ECG pose un problème en médecine générale mais sa réalisation n'est pas réglementée. Aucune étude n'aborde la façon dont les médecins utilisent l'interprétation automatisée. Le but de cette étude est de déterminer la confiance des médecins généralistes et des cardiologues français envers l'interprétation informatisée de l'ECG. Méthode : Entre mars et juin 2016, après tirage au sort via leur numéro RPPS, un questionnaire a été envoyé par voie postale à 282 médecins généralistes et 140 cardiologues, soit 0,32 % de l’ensemble des médecins généralistes et 2,27 % des cardiologues de France. Résultats : Le taux de réponse est de 53,8 %. Le principal frein à l’acquisition d’un ECG est l’accès facile aux cabinets de cardiologie ou aux hôpitaux (71,2 %, IC95 : [59,5; 81,2]). Le nombre moyen d'ECG effectués par mois était de 7,4 pour les généralistes et de 224,8 pour les cardiologues. Au total, 54,8 % des appareils étaient équipés d'une interprétation automatisée. Seulement 57 % des praticiens possédant un ECG sont confiants sur leurs compétences dans l'interprétation des ECG. 69,8 % (IC95 : [0,54; 0,83]) des généralistes lisent d'abord l'ECG puis l'interprétation automatisée, contre 52,8 % (IC95 : [0,35; 0,70]) des cardiologues. 38,9 % (IC95 : [0.23; 0.57]) des cardiologues ne regardent jamais l'interprétation automatisée. Les généralistes accordent plus leur confiance que les cardiologues uniquement dans le diagnostic d’hypertrophie auriculaire ou ventriculaire avec une différence statistiquement significative (p=0.04). Les cardiologues accordent plus leur confiance que les généralistes dans les diagnostics de blocs de branche gauches et droits, avec une différence statistiquement significative respectivement (p=0.006) et (p=0.029). Les praticiens interrogés, ont confiance en l’interprétation automatisée lorsque le diagnostic est ECG normal ou troubles de conduction et sont plus méfiants lors des diagnostics de troubles du rythme et de repolarisation. Conclusion : Le médecin généraliste a plus confiance en l’interprétation automatisée des ECG que le cardiologue. Les praticiens doivent garder un regard critique sur cette interprétation en particulier pour des troubles du rythme.
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	address = {Lille ; 1969-2017, France},
	type = {Thèse d'exercice},
	title = {Les praticiens ont-ils confiance en l’interprétation automatisée des électrocardiogrammes ?},
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	language = {français},
	school = {Université du droit et de la santé},
	author = {Delrot, Cédric},
	collaborator = {Chazard, Emmanuel},
	year = {2017},
	keywords = {Coeur -- Maladies -- Diagnostic -- Thèses et écrits académiques, Confiance -- Dissertation universitaire, Confiance -- Thèses et écrits académiques, ECG, Interprétation d'images radiographiques assistée par ordinateur -- Dissertation universitaire, Maladies cardiovasculaires -- Dissertation universitaire, cardiologie, confiance, diagnostic, interprétation automatisée, médecine générale, Électrocardiographie -- Thèses et écrits académiques, Électrocardiographie -- utilisation -- Dissertation universitaire, électrocardiogramme}
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