Impacts et limites de la patrimonialisation à Ouvéa (Nouvelle-Calédonie). FAURIE, M. Journal de la Société des Océanistes, 132:109–122, 2011.
Impacts et limites de la patrimonialisation à Ouvéa (Nouvelle-Calédonie) [link]Paper  doi  abstract   bibtex   
Ouvéa, « l’île la plus proche du paradis », est inscrite depuis 2008 au Patrimoine de l’Humanité de l’unesco. En marge des flux touristiques, l’atoll voit sa population émigrer vers Nouméa, principal centre urbain de la Nouvelle-Calédonie, et son économie demeure fortement dépendante de l’aide extérieure. Les pouvoirs publics fondent leurs espoirs de développement sur le label unesco afin de valoriser les ressources d’Ouvéa via le tourisme. En 2010, une équipe de l’uicn(Union internationale pour la conservation de la nature) procéda à l’évaluation des efforts de gestion depuis l’inscription, mais la réalité sur le terrain affiche déjà des résultats contrastés ; les dynamiques et les retombées actuelles ne sont pas toujours celles escomptées. La patrimonialisation a pour l’instant des effets limités sur le tourisme. On assiste même à certaines rétroactions négatives et la gestion des ressources demeure insuffisante. L’ouverture de ce sanctuaire comporte des risques : dans le cas d’un essor du tourisme, saura-t-on maintenir l’équilibre que les habitants d’Ouvéa ont su tisser avec leur fragile environnement ? Cette ouverture va-t-elle accélérer la perte des savoirs et des traditions ? Quel sera l’impact de la patrimonialisation sur la coutume dans les tribus kanak ?
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	series = {Oceania / {Pacific}},
	title = {Impacts et limites de la patrimonialisation à {Ouvéa} ({Nouvelle}-{Calédonie})},
	volume = {132},
	url = {http://jso.revues.org/6293},
	doi = {10.4000/jso.6293},
	abstract = {Ouvéa, « l’île la plus proche du paradis », est inscrite depuis 2008 au Patrimoine de l’Humanité de l’unesco. En marge des flux touristiques, l’atoll voit sa population émigrer vers Nouméa, principal centre urbain de la Nouvelle-Calédonie, et son économie demeure fortement dépendante de l’aide extérieure. Les pouvoirs publics fondent leurs espoirs de développement sur le label unesco afin de valoriser les ressources d’Ouvéa via le tourisme. En 2010, une équipe de l’uicn(Union internationale pour la conservation de la nature) procéda à l’évaluation des efforts de gestion depuis l’inscription, mais la réalité sur le terrain affiche déjà des résultats contrastés ; les dynamiques et les retombées actuelles ne sont pas toujours celles escomptées. La patrimonialisation a pour l’instant des effets limités sur le tourisme. On assiste même à certaines rétroactions négatives et la gestion des ressources demeure insuffisante. L’ouverture de ce sanctuaire comporte des risques : dans le cas d’un essor du tourisme, saura-t-on maintenir l’équilibre que les habitants d’Ouvéa ont su tisser avec leur fragile environnement ? Cette ouverture va-t-elle accélérer la perte des savoirs et des traditions ? Quel sera l’impact de la patrimonialisation sur la coutume dans les tribus kanak ?},
	language = {fr},
	journal = {Journal de la Société des Océanistes},
	author = {FAURIE, Mathias},
	year = {2011},
	keywords = {Region: Oceania / Pacific, Language: French, Country: France-New Caledonia},
	pages = {109--122},
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