La massification de la e-formation : une panacée pour l'environnement ? Éléments de réflexion issus d'une revue exploratoire de littérature. Michelot, F. May, 2022.
Paper abstract bibtex Le passage massif à la formation à distance (FAD) et à la e-formation, ainsi qu'à leurs différentes déclinaisons (p. ex. l'hybridité ou la comodalité), en raison de la pandémie a été l'occasion d'une généralisation du recours au numérique en éducation. Aux environnements numériques d'apprentissages déjà bien implantés dans les établissements du postsecondaire se sont greffés des logiciels de vidéoconférence (p. ex. Zoom ou Adobe Connect) et des plateformes polyvalentes telles que Microsoft Teams ou Google Classroom. Pourtant, cette massification du numérique n'est pas sans conséquence. Ainsi, sur le plan environnemental, l'impact en termes d'émissions de gaz à effets de serre (GES) est important (Obringer et al., 2021). Or, « des réductions immédiates, rapides et à grande échelle des émissions de gaz à effet de serre » doivent être opérées pour limiter le réchauffement climatique à 1,5oC à 2oC dans les prochaines décennies (IPCC, 2021). Cette communication entend donc mettre en dialogue les effets environnementaux du recours au numérique en enseignement postsecondaire et les défis qu'ils impliquent en termes de politiques publiques au lendemain de la pandémie de COVID-19 dans une perspective de développement durable (incluant, donc, les dimensions économiques, sociales ou encore culturelles ; Barbier, 1987). Sur la base d'une revue exploratoire (scoping review) de la littérature (Grant et Booth, 2009 ; Pham et al., 2014), l'exposé proposera une étude préliminaire des travaux disponibles depuis la publication du 4e rapport du GIEC en 2007, incluant les recherches en cours. Trois bases de données de données en anglais et deux en français seront mobilisées à cette fin. Les résultats permettront d'identifier des apports non négligeables du numérique pour réduire certaines émissions de CO2, notamment grâce aux vidéoconférences (celles-ci permettent de réduire l'empreinte carbone de la participation aux conférences ; p. ex. Achten et al., 2013). Du reste, malgré le fait qu'il faille prendre des précautions sur l'évaluation de l'impact énergétique réel (Koomey et Masanet, 2021), des recommandations peuvent être formulées pour favoriser la transparence des institutions d'enseignement et adopter des mesures proactives auprès des fournisseurs de services quant à l'empreinte environnementale des solutions numériques.
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Cette communication entend donc mettre en dialogue les effets environnementaux du recours au numérique en enseignement postsecondaire et les défis qu'ils impliquent en termes de politiques publiques au lendemain de la pandémie de COVID-19 dans une perspective de développement durable (incluant, donc, les dimensions économiques, sociales ou encore culturelles ; Barbier, 1987).
Sur la base d'une revue exploratoire (scoping review) de la littérature (Grant et Booth, 2009 ; Pham et al., 2014), l'exposé proposera une étude préliminaire des travaux disponibles depuis la publication du 4e rapport du GIEC en 2007, incluant les recherches en cours. Trois bases de données de données en anglais et deux en français seront mobilisées à cette fin. Les résultats permettront d'identifier des apports non négligeables du numérique pour réduire certaines émissions de CO2, notamment grâce aux vidéoconférences (celles-ci permettent de réduire l'empreinte carbone de la participation aux conférences ; p. ex. Achten et al., 2013). Du reste, malgré le fait qu'il faille prendre des précautions sur l'évaluation de l'impact énergétique réel (Koomey et Masanet, 2021), des recommandations peuvent être formulées pour favoriser la transparence des institutions d'enseignement et adopter des mesures proactives auprès des fournisseurs de services quant à l'empreinte environnementale des solutions numériques.},
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