Réutilisation du fichier FichComp de la base nationale du Programme de médicalisation de systèmes d’information pour explorer les complications mécaniques des prothèses totales de hanche. Muller, J.; Ficheur, G.; Ferreira Carreira, L.; Chazard, E.; and Beuscart, R. Revue d'Épidémiologie et de Santé Publique, 63, Supplement 1:S14–S15, March, 2015.
Réutilisation du fichier FichComp de la base nationale du Programme de médicalisation de systèmes d’information pour explorer les complications mécaniques des prothèses totales de hanche [link]Paper  doi  abstract   bibtex   
Introduction Le fichier Fichcomp de la base nationale du Programme de médicalisation de systèmes d’information (PMSI) permet de tracer certains dispositifs médicaux implantables (DMI) depuis 2008, incluant les prothèses totales de hanche (PTH). L’objectif de notre étude était d’évaluer le risque de réhospitalisation pour complication mécanique secondaire à la pose d’une PTH. Méthodes Le fichier Fichcomp de la base nationale du PMSI de 2008 à 2010 est réutilisé. Une cohorte rétrospective est constituée par l’inclusion de patients hospitalisés en 2008 dans le secteur ex-DGF pour la pose d’une PTH. Les codes de la liste des produits et prestations (LPP) sont regroupés de manière experte pour identifier trois types de PTH : métal sur métal, métal sur polyéthylène et céramique sur céramique. Ces séjours inclus sont chaînes grâce au numéro ANO avec les données PMSI MCO (ex-DGF et ex-OQN). L’événement recherché était une hospitalisation pour complication mécanique d’une prothèse à l’aide du code CIM-10 T84.0. Les patients étaient suivis pendant deux ans. Résultats Les 37 449 patients inclus avaient un âge moyen de 75 ans et 35,5 % étaient des hommes. Nous avons observé 4,03 % de réhospitalisations pour une complication mécanique de PTH dans les deux ans. Une première courbe de Kaplan–Meier représentait le risque de réhospitalisation au cours du temps en jours. Deux phases d’évolution du risque apparaissaient : une phase initiale rapide de deux mois puis une deuxième phase plus lente. Une seconde courbe stratifiée en fonction du type de prothèse montrait globalement un risque plus faible pour les prothèses de type métal sur polyéthylène. Les prothèses céramiques sur céramique présentaient un risque plus important la première année que pour le type métal sur métal, puis cette tendance s’inversait. Discussion/conclusion Le type de PTH influence le risque de réhospitalisation pour complication mécanique. Nos résultats sont comparables à ceux de cohortes spécifiques. L’algorithme permettant d’identifier les évènements pourrait inclure des codes d’actes. Sa sensibilité et sa spécificité devraient être évaluées. Le diamètre des prothèses qui est un facteur de risque connu et leur identification unique amélioreraient ce type d’étude.
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	title = {Réutilisation du fichier {FichComp} de la base nationale du {Programme} de médicalisation de systèmes d’information pour explorer les complications mécaniques des prothèses totales de hanche},
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	doi = {10.1016/j.respe.2015.01.029},
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Le fichier Fichcomp de la base nationale du Programme de médicalisation de systèmes d’information (PMSI) permet de tracer certains dispositifs médicaux implantables (DMI) depuis 2008, incluant les prothèses totales de hanche (PTH). L’objectif de notre étude était d’évaluer le risque de réhospitalisation pour complication mécanique secondaire à la pose d’une PTH.
Méthodes
Le fichier Fichcomp de la base nationale du PMSI de 2008 à 2010 est réutilisé. Une cohorte rétrospective est constituée par l’inclusion de patients hospitalisés en 2008 dans le secteur ex-DGF pour la pose d’une PTH. Les codes de la liste des produits et prestations (LPP) sont regroupés de manière experte pour identifier trois types de PTH : métal sur métal, métal sur polyéthylène et céramique sur céramique. Ces séjours inclus sont chaînes grâce au numéro ANO avec les données PMSI MCO (ex-DGF et ex-OQN). L’événement recherché était une hospitalisation pour complication mécanique d’une prothèse à l’aide du code CIM-10 T84.0. Les patients étaient suivis pendant deux ans.
Résultats
Les 37 449 patients inclus avaient un âge moyen de 75 ans et 35,5 \% étaient des hommes. Nous avons observé 4,03 \% de réhospitalisations pour une complication mécanique de PTH dans les deux ans. Une première courbe de Kaplan–Meier représentait le risque de réhospitalisation au cours du temps en jours. Deux phases d’évolution du risque apparaissaient : une phase initiale rapide de deux mois puis une deuxième phase plus lente. Une seconde courbe stratifiée en fonction du type de prothèse montrait globalement un risque plus faible pour les prothèses de type métal sur polyéthylène. Les prothèses céramiques sur céramique présentaient un risque plus important la première année que pour le type métal sur métal, puis cette tendance s’inversait.
Discussion/conclusion
Le type de PTH influence le risque de réhospitalisation pour complication mécanique. Nos résultats sont comparables à ceux de cohortes spécifiques. L’algorithme permettant d’identifier les évènements pourrait inclure des codes d’actes. Sa sensibilité et sa spécificité devraient être évaluées. Le diamètre des prothèses qui est un facteur de risque connu et leur identification unique amélioreraient ce type d’étude.},
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	keywords = {Base nationale PMSI, Prothèse totale de hanche, Réutilisation de données},
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